Mes Carnets intimes. Souvenirs et obsessions.

Pensées érotiques, réflexions et avis personnels sur l'actualité politique, sociale, ainsi que sur mes obsessions...et beaucoup sur ma vie.

mercredi 23 août 2006

A Dora, ma belle Togolaise


Je n'ai pas oublié
petite fleur du Burkina Faso

Je n'ai pas oublié
ton frêle et haut corps d'ébène
protégé d'un boubou aux mille tatouages
perçant les foules bigarrées
se déhanchant vers moi tel un cobra
pour déposer ce baiser passionné
sur mes lèvres atterrées

Je n'ai pas oublié
dans cette aérogare assiégée
ce départ éternel
laissant derrière nous
qu'une aventure incomplète
chargée de rêves impossibles
et de désirs inavoués

Je n'ai pas oublié
ce baiser à l'homme blanc
ce défi à l'homme noir
ce rejet de l'insignifiance
cette protestation du coeur
femme de peu d'afrique

Tu n'oubliera pas
ce voyageur d'amérique
éperdu dans tes îles d'afrique
de pleurs de rires faciles
de souffrances de morts inutiles
de drames de guerres futiles
ton rire lumineux s'est fondu à mes veines

Qui pourrait oublier

le sens de l'afrique
la médiocrité du mâle
le soleil qui fige vos tempes
la poussière qui gave vos gorges
le sahel inutile autrement que........
pour y cueillir toute noire une fleur

Je n'oublierai jamais
tes yeux ces petits phares précieux
tes seins ces masques impénétrables
tes hanches ces gyroscopes affolés
tes lèvres ces oasis assoiffés
tes rêves ces désirs infinis
dont mes seuls rêves ont encore accès

Qui pourrait jamais oublier

ta beauté de vierge noire
tes yeux de regards avides
ta bouche de phrases naïves
tes mains de caresses profondes
ton nez d'agaves pétries
tes seins de montagnes atterrées
ton pubis de sculptures incisives
dont mes seuls rêves ont encore la cléf

Qui pourra oublier

Je n'ai pas oublié
dans Ouagadougou l'endormie
cette marche dans le noir
à travers ces avenues médiocres
sur la place de la révolution
où tes frères sont morts pour rien
les ongles de tes doigts ont pénétré ma chair fragile

Je n'oublierai pas
dans Paris la lumineuse
ton corps transplanté par mon rêve
cherchant les folles escapades
brisant les murailles éternelles
perçant les regards avides
ta main s'est accrochée à mon rêve d'homme fragile

Je n'oublierai jamais
l'afrique en péril
les hommes insouciants
les enfants en détresse
les femmes hors d'haleine
s'il fallait sauver l'afrique
je le ferais que pour toi femme de peu d'afrique

Je ne t'oublierai jamais
petite fleur noire du Burkina Faso

Jean-Pierre Lapointe ¤ Salimata l'africaine ¤ rêves de femmes ¤ 1996

Je te salue


Je te salue, ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, ô bienheureux pertuis,
Qui rends ma vie heureusement contente!

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer violent qui causait mes ennuis;
T'ayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

O petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

Pierre de RONSARD ¤ 1524-1585

mardi 22 août 2006

Mon rêve familier


« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues. »

Paul Verlaine, « Mon rêve familier », Poèmes saturniens.

mercredi 16 août 2006

femmes


Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage,
Fesses, trône adoré de l'impudeur,
Fesses, dont la blancheur divinise encor la rondeur,
Triomphe de la chair mieux que celui par le visage!

Seins, double mont d'azur et de lait aux deux cimes brunes,
Commandant quel vallon, quel bois sacré!
Seins, dont les bouts charmants sont un fruit vivant, savouré
Par la langue et la bouche ivres de ces bonnes fortunes !

Fesses, et leur ravin mignard d'ombre rose un peu sombre
Où rode le désir devenu fou,
Chers oreillers, coussin au pli profond pour la face ou
Le sexe, et frais repos des mains après ces tours sans nombre!

Seins, fins régals des mains qu'ils gorgent de délices,
Seins lourds, puissants, un brin fiers et moqueurs,
Dandinés, balancés, et, se sentant forts et vainqueurs,
Vers nos prosternements comme regardant en coulisse!

Fesses, les grandes sœurs des seins vraiment, mais plus nature
Plus bonhomme, sourieuses aussi
Mais sans malices trop et qui s'abstiennent du souci
De dominer, étant belles pour toute dictature!
Mais quoi? Vous quatre, bons tyrans, despotes doux et justes,
Vous impériales et vous princiers
Qui courbez le vulgaire et sacrez vos initiés
Gloire et louange à vous, Seins très saints, Fesses très augustes!

Paul Verlaine (1844-1896). ¤ Femmes ¤ Ed Mille et une nuits ¤ 1995

lundi 14 août 2006

Souvenirs de Bayonne



Les fêtes de Bayonne se sont terminées sur quelques cas de violence. Depuis Montréal, je me souviens de cette ambiance et des chansons que nous chantions alors.
Écouter la chanson de bayonne.
J'ai pensé à Flo et Nathalie. Oh Florence! je t'ai beaucoup aimé. Je me rappelle de ces mémorables mois d'août passées ensemble aux fêtes de Bayonne.

Cet immense rassemblement festif, l'un des plus importants de France, se déroule sur cinq jours et attire entre 200.000 et 300.000 participants par jour. Soit de 1,3 à 1,5 million au total. Fondées en 1932, les Fêtes de Bayonne se déroulent toujours du premier mercredi d'août au dimanche suivant.
Lecteurs canadiens si jamais vous passez par l'Aquitaine en France, n'oublier pas de faire un tour à Bayonne.

vendredi 4 août 2006

Souvenirs


Depuis que j ai changé la vocation de ce site, d'un site informatique à un blog de type intimiste, je ne cesse de faire un retour sur mon passé.
De Cotonou à Montréal en passant Paris et Bordeaux. Je refais un retour sur ma vie. Et je constate qu'elle fut entourée de femmes. Les femmes y ont eu un rôle plus qu'important .
adua
Que serai je devenu sans elles?
Le souvenirs de ma mère en passant par celles mes tantes(au sens africain du terme) jusqu'au femmes rencontrées tout au long de ce parcours qui n est pas finie.
je vous aime. Merci.

jeudi 3 août 2006

Je ne vous oublie pas


Je me souviens de Cotonou
je me souviens de Missebo, de Dayovo, de matinon, de Lyli, Joujou,
Je me souviens de Clairevi, de Papa Martin et tous les autres
A Vous tous, qui ont tant compté pour moi et qui ont fait ce que je suis aujourd'hui, je vous dédie cette belle chanson de Celine Dion.


Lire la suite

Attention : certains recits de ce blog sont imaginaires. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est purement fortuite.