Dans la pratique du blog tout particulièrement, et dans sa publication sur internet, il y a cette frontière qui n’est pas facile à définir. C’est celle que l’on choisit ou non de franchir. De révéler tel ou tel détail inavouable, ou plus encore de l’avouer presque sur le champ.

Un exemple tout bête. Vous vivez en couple. Des amis doivent passer dîner chez vous. Juste avant qu’ils n’arrivent, vous prend une irrépressible envie de faire l’amour ou je ne sais quoi d’autre, autant de choses dont tout un chacun sait qu’il vous arrive de le faire, et cependant vos amis ne seraient pas nécessairement enchantés de savoir quand vous leur ouvrez la porte et bien que vous venez de faire l’amour, ou je ne sais quoi d’autre.

Une grande partie de ce qui est révélé en ligne dans ce blog tient sa part d’intime dans l’immédiateté de sa révélation.
Et puis il y a ce que l’on accepte d’exposer et ce qu’au contraire on préférerait taire. Tout ceci est trompeur.
Enfin il y a ce que l’on finit par révéler malgré soi. J’ai toujours été consterné en lisant les journées des uns et des autres, à quel point ce qui était le plus profondément révélé était l’ennui de vies dont le refief était presque inexistant. C'est la platitude des vies rêvées qui plaît.