Mes Carnets intimes. Souvenirs et obsessions.

Pensées érotiques, réflexions et avis personnels sur l'actualité politique, sociale, ainsi que sur mes obsessions...et beaucoup sur ma vie.

samedi 9 septembre 2006

Mon testament


Je veux qu’après ma mort cent putains toutes nues
Soient, dessus mon tombeau, cent fois par jour foutues,
Et que les cordeliers, en chantant leurs offices,
Aient tous les vits bandants dans le cul des novices,
Et que les jacobines en prêchant leurs sermons,

En exhortant les vits, prêchent contre les cons ;
Et que sans consulter tant de législateurs,
On partage mon bien aux plus fameux fouteurs ;
Et qu’on donne mes os à mes apothicaires
Pour servir de canule à donner des clystères ;
Afin qu’après ma mort, ainsi que j’ai vécu,
Je sois encore utile au service du cul.

Mon testament- ALEXIS PIRON (1730)

mercredi 23 août 2006

Je te salue


Je te salue, ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, ô bienheureux pertuis,
Qui rends ma vie heureusement contente!

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer violent qui causait mes ennuis;
T'ayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

O petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crespelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :

Tous verts galants devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

Pierre de RONSARD ¤ 1524-1585

mardi 22 août 2006

Mon rêve familier


« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues. »

Paul Verlaine, « Mon rêve familier », Poèmes saturniens.

mercredi 16 août 2006

femmes


Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage,
Fesses, trône adoré de l'impudeur,
Fesses, dont la blancheur divinise encor la rondeur,
Triomphe de la chair mieux que celui par le visage!

Seins, double mont d'azur et de lait aux deux cimes brunes,
Commandant quel vallon, quel bois sacré!
Seins, dont les bouts charmants sont un fruit vivant, savouré
Par la langue et la bouche ivres de ces bonnes fortunes !

Fesses, et leur ravin mignard d'ombre rose un peu sombre
Où rode le désir devenu fou,
Chers oreillers, coussin au pli profond pour la face ou
Le sexe, et frais repos des mains après ces tours sans nombre!

Seins, fins régals des mains qu'ils gorgent de délices,
Seins lourds, puissants, un brin fiers et moqueurs,
Dandinés, balancés, et, se sentant forts et vainqueurs,
Vers nos prosternements comme regardant en coulisse!

Fesses, les grandes sœurs des seins vraiment, mais plus nature
Plus bonhomme, sourieuses aussi
Mais sans malices trop et qui s'abstiennent du souci
De dominer, étant belles pour toute dictature!
Mais quoi? Vous quatre, bons tyrans, despotes doux et justes,
Vous impériales et vous princiers
Qui courbez le vulgaire et sacrez vos initiés
Gloire et louange à vous, Seins très saints, Fesses très augustes!

Paul Verlaine (1844-1896). ¤ Femmes ¤ Ed Mille et une nuits ¤ 1995

jeudi 20 juillet 2006

Nocturne


Poème à ma fuckfriend angel (angie).

Cet après midi on s'en va faire une promenade sur le vieux port.

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Attention : certains recits de ce blog sont imaginaires. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est purement fortuite.